Le Docteur Alain Berkovits

Le Docteur Alain Berkovits

Imposant, le front légèrement dégarni et un sourire de blagueur à froid, le Docteur Alain Berkovits a tout les attributs d'un séducteur posé. Une sorte de Benoît Poelvoorde calmé, d'allure nonchalante et à la diction lente, son sens de la formule taillée d'aphorismes, son humour vif et un peu vache laisse laissent présager une carrière opposée à une étude notariale de province.

Son humour cru, son attitude décomplexée issue des salles de gardes des hôpitaux parisiens feront sa marque de fabrique. En 1990 il empoche son diplôme de médecin généraliste, toutefois l'homme regimbe à s'installer dans la capitale. Si les docteurs Ross et Carter ont suscité des vocations chez les ados, la sienne découle d'une propension à aimer le risque. Il devient urgentiste, les prises en charge rapide, recoudre refermer en urgence quand le temps est compté devient son quotidien, sa dextérité manuelle pourrait rendre jalouse la plus habile des dentellières.

Il commence alors une longue série de missions à l'étranger.
Il sillonne l'Afrique noire, dans les pays en proie au chaos sanitaire et politique, de villages en brique aux huttes de brousse, il est couteau Suisse de la médecine.
Au Nigéria, il défuse des otages récupérés aux mains des ravisseurs, puis il est confronté à l'atrocité de la guerre civile des années les plus noires dans le sud algérien. Des épisodes macabres le hantent, son stoïcisme notoire n'est plus inébranlable. Devenu père, son retour en France s'impose, il troque son taguelmoust contre une blouse blanche, les tapis d'alfa sont remplacés par un mobilier au design italien, la brousse jaunâtre par une vaste baie vitrée.

Le Docteur Alain Berkovits grâce à son habilité et précision manuelle, se spécialise en greffe capillaire dont il peaufine la procédure. Depuis plus d'un an il est installé à Nantes où de nombreux patients lui sont entièrement reconnaissants. Sur son bureau, une boîte Partagas Presidentes offerte judicieusement en témoigne.



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